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Patrimoine ethnologique
Habiter le Sundgau 1500-1636
"Habiter le Sundgau 1500-1636
La maison rurale en pans de bois
Techniques, culture et société "
par Marc Grodwohl
Ouvrage édité par la Société d’Histoire du Sundgau
 
273 pages
354 photographies, relevés et cartes
L'auteur sera présent le 9 mai au Salon du Livre de Saint-Louis (Haut-Rhin) pour dédicacer cet ouvrage.
La recherche sur l’habitat rural ancien a connu de nouveaux développements en France au cours de ces dernières années. Des apports fondamentaux de la géographie, de l’histoire et de l’archéologie ont enrichi un domaine refondé par l’ethnologie depuis le milieu des années 1980, au détriment peut-être des mises en perspective historique (voir sur ce site l’article : l’architecture vernaculaire, bastion nostalgique ou laboratoire de nouveaux imaginaires partagés).  En dépit de ces avancées, la perception ordinaire de l’architecture rurale reste façonnée par une représentation tenace : la construction « traditionnelle » dans les campagnes procèderait d’un génie inspiré par l’immédiateté du rapport de l’homme à la nature. Le savoir-construire, est bien souvent présenté comme le produit perdu d’une expérience longuement accumulée, génération après génération, par un groupe social immobile. En raison de la pesanteur de ces représentations, le rapport entre construction rurale, qualifiée a priori de « populaire » ou pensée comme telle, et l’architecture savante, est un sujet que la recherche maintient souvent à bonne distance. Revenant sur un petit territoire du sud de l’Alsace, le Sundgau, mon travail a pour ambition d’examiner les formes de la maison, en s’appuyant sur l’observation de leurs mutations dans un espace et un temps limités. Je m’intéresse cette fois-ci à la maison surtout en tant que langage de signes, récit de l’individu sur lui-même au moyen de la volumétrie, de la composition, du décor de sa maison ; et à travers cela, comment se produit l’espace du village, non comme réponse astucieuse à une somme de besoins fonctionnels et de contraintes sociales, mais comme territoire d’un « désordre » signalant la compétition entre les individus dans le paraître.
Figure 1: Hindlingen, où a été présenté l'ouvrage le 24 avril 2010. Ce village a pu être étudié grâce à l'appui financier de la municipalité et a livré des informations de premier ordre.
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Vient de paraître : Les Alsaciens. Quand l’art du costume exprime l’ “âme du peuple”
Préface de Bernard REUMAUX
Photographies de Frantisek ZVARDON
Texte de Marc GRODWOHL
158 p.
Editions de la Nuée Bleue. Strasbourg 2009

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La crèche de Noël de Petit-Landau
« Chaque année, Milo rajoute à la scène
Son imagination jamais tarie
Ce qu’il apporte est de son invention même,
Serait-ce un sujet d’importance ou le moindre chouia »
Et chaque année Jean Hoefferlin, maire honoraire de Petit-Landau, compose un poème pour le livre d’or de la crèche de l’église, encourageant ainsi M. Emile Escher, dit « Milo », a poursuivre l’œuvre qu’il a rêvée enfant, et à laquelle il donne vie depuis 1976. On rencontre toutes sortes de choses à Noël, même des oasis de beauté, de gratuité et de bonté sans tapage. Cet endroit en est. Invitation à la visite…
 
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Revue « L’architecture vernaculaire » : appel à articles
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De l’écomusée aux compagnons d’Emmaüs : l’idée de « dépôt de fouilles anthropologiques »
Ce texte propose un point sur les écoles de muséologie ayant influencé le mouvement des écomusées et musées de société. Nous évoquons ensuite les collections de l’écomusée d’Alsace, un temps (révolu) autoreprésentation d’une population à travers un grand nombre de dons spontanés d’objets. L’ampleur et les circonstances de ces dons nous conduisent à nous interroger si le musée est encore l’espace sacré par excellence dans lequel des célébrants, par objets interposés, orchestrent ou manipulent les rapports entre le visible et l’invisible. Une incursion à Emmaüs montre que dans d’autres espaces, plus éloignés du pouvoir, l’objet et l’immatériel qui lui est attaché sont indissociables, dès lorsqu’ils sont en mouvement dans une chaîne de dons et obligations morales.
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Recension : « Construire et habiter : la maison en pans de bois autour de 1400 »
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recension: architecture vernaculaire en Iran

C'est pour les Fêtes de Nowruz, le nouvel an iranien (31 mars), dont le Musée du patrimoine rural (musée de plein air) du Guilan présente les coutumes (ci-dessus), que paraît l'ouvrage concernant la "maison des apprentissages" de l'équipe du musée.

La maison Rafi’i est sélectionnée en 2003 pour figurer dans le futur musée de plein air du Guilan (Iran). Elle sera le support de la formation pratique des futurs collaborateurs du musée, avant d’être démontée pendant l’été 2004. Sa reconstruction intervient dans la foulée, et elle fait partie des six premiers enclos formant la première tranche du musée, ouverte au public en mai 2006. Nous donnons sur les pages de ce site, sous le titre « Le démontage d’une ensorcelante maison au chapeau pointu au Guilan » la relation de l’appropriation progressive de cet objet par les équipes de charpentiers et ouvriers, ethnologues, architectes. La publication scientifique, restituant les observations ethnologiques et ethnorarchitecturales faites sur ce chantier école vient de paraître, à l’initiative et par les soins de l’Institut français de recherche en Iran (IFRI).
Cette monographie est un témoignage du soin apporté à l’étude scientifique de l’objet avant et au cours de son démontage. Elle sera très précieuse à qui veut se confronter à une architecture de colonisation récente par déforestation, avec emploi des bois sur place selon une technique de blockbau.

TALEGHANI Mahmoud, BROMBERGER Christian, GRODWOHL Marc (sous la direction de) « La Maison Rafi’i. Un exemple de sauvegarde architecturale dans la plaine du Gîlan »,
Bibliothèque iranienne 65, Institut français de recherche en Iran, Téhéran, 2008 (ISBN 2-909961-41-9)

 
Aperçu de la construction en terre crue au Guilan (Iran)
La reconstruction de maisons anciennes dans les musées de plein air offre des opportunités exceptionnelles de recomposition de savoirs techniques oubliés ou disparus, en associant chercheurs et opératifs. Ce fut le cas à l’Ecomusée d’Alsace, et ce l’est encore davantage au Musée du patrimoine rural du Guilan, qui peut faire appel à des artisans ayant encore une grande familiarité avec la construction en argile, et beaucoup de finesse humaine.
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Premiers résultats éblouissants pour l’ « écomusée » du Guilan (Iran)

Au retour de ma 6e mission au musée du patrimoine rural du Guilan, en juin 2007, je relate les résultats obtenus par ce jeune musée de plein air -le premier dans cette région du monde-, les jugements des visiteurs et le problèmes de concept et de méthode posés aujourd’hui, qui ne sont pas sans points communs avec que nous avons observé à l’Ecomusée d’Alsace : là ou nous concevons construisons et communiquons des « musées », la population voit une forme idéale de « villages » qui n’est pas nécessairement nostalgique ou rétrograde.
 
Figure 1 : plate-forme de reconstruction d'une maison du plateau central du Guilan

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Le castrum du Poët-Célard (Drôme): pièces de puzzle

Le village et le château du Poët-Célard, dans la Drôme, forment un "castrum" peu connu bien que caractéristique de l' habitat perché méditerranéen. L'ADCAVL (association drômoise chantiers, animations et vie locale) -issue du même courant que l'association "Maisons paysannes d'Alsace"- se consacre depuis 20 ans avec tenacité à la consolidation, à l'animation et à la valorisation de ce site. Avant de s'engager dans une nouvelle étape, l'association a bien voulu m'associer à la réalisation d'une étude minutieuse, dont les premiers résultats sont livrés ici, dans l'espoir qu'ils susciteront des réactions et des compléments, les informations sur le château et le village étant encore lacunaires.

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L’ « art indiscipliné » à travers deux ensembles d’inspiration naturaliste au Québec et en Alsace.
La maison de Georges Racicot à Greneville (Québec) et celle d’André Bindler à Sickert (France,Haut-Rhin) , le « Musée de la Doller » transféré à l’Ecomusée d’Alsace à mon initiative en 1991, proposent des « récits en dur » au moyen de créations artistiques marginales. Elles présentent des dispositifs de segmentation de l’espace et des thèmes communs que l’on peut qualifier d’archétypaux, des divergences reflétant des histoires de vie et des cultures différentes, mais la comparaison vaut dans le rapport singulier avec la nature « primitive », symbolisée par la forêt, qu'entretiennent ces deux régions. Au Québec l'oeuvre décrite s’inscrit dans un mouvement de créativité populaire très dynamique et, semble-t-il, jugé digne de considération.
 
Figure 1 : à l’entrée du Parc Oméga à Montebello (Québec) se constitue un ensemble d’œuvres d’art populaire contemporain, au premier plan une partie d’un tout récent portique de Michel Therrien
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Un potier sri lankais avant le tsunami
Deux visites, à huit ans d’intervalle, révèlent les capacités d’adaptation d’une poterie traditionnelle du sud du Sri Lanka aux données du marché et des ressources en énergie. Elles montrent davantage une dynamique de changement que la résistance fataliste d’archaïsmes. L’article nous fait aussi partager l’ambiance d’un village côtier avant le tsunami.
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Un champion du recyclage : le potier de Khortum (Iran)
Aux antipodes des clichés sur l’Iran, le potier de Khortum (province du Guilan) est un hôte d’une gentillesse confondante, se révélant un champion du développement durable car le maintien de sa production et de son savoir artisanaux reposent sur le recyclage des déchets de la société de consommation.
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La poterie berbère en Grande Kabylie : trois portraits
La céramique amazigh est un fait culturel puissant, à entourer de tous nos soins.  Les lignes qui suivent sont les extraits de mon carnet de notes  de voyage relatifs à la poterie modelée, ou plus exactement à trois rencontres au sujet de cette poterie, avec un collectionneur éclairé, un acteur touristique et une potière. Elles sont complétées par la présentation d'une série de plats de l'Ouarsenis des années 1960-62.
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Le démontage d’une ensorcelante maison au chapeau pointu en Iran (2004)
La province du Guilan vient de doter du premier musée de plein air dans cette région du monde. La relation qui suit montre les premiers pas de cette démarche à laquelle j’ai eu la faveur de pouvoir être associé, et le premier démontage de maison, le chantier-école de Roudbaneh.
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Les 3 K de la maison à Gommersdorf
Kachelofa, Kammer, Kuchi -le poêle, la chambre, la cuisine- définissent la structure de la Stube et ses rapports aux fonctions essentielles de l'habitation. Cette pièce est aussi l'interface entre la cellule familiale et la communauté de village.
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"L'habitat paysan à Gommersdorf"(1972)

Bricolée avec de tous petits moyens, la première monographie sur Gommersdorf paraît en même temps que le village est pacifiquement envahi par des jeunes volontaires, non moins soucieux de sauver les maisons anciennes que de les comprendre et d'en faire partager la connaissance.

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Gommersdorf en 1972: état des lieux
Cet "inventaire" , réalisé en son temps avec les moyens du bord, donne la tonalité d'un bâti alors en grande partie désaffecté. Il témoigne aussi des conditions de travail très primitives des débuts de cette recherche, sur ce sujet encore quasiment inexploré qu'était l'habitat rural. Lire l'article
 
"C'était un paysan.Absolument": Joseph Haennig de Gommersdorf
Ces paroles prononcées par une agricultrice de Gommersdorf aux obsèques de Joseph Haennig, ancien maire du village qui accueillit les volontaires de "Maisons paysannes d'Alsace" en 1971, témoignent du respect qu'inspirait cet acteur et grand témoin des mutations de l'agriculture du Sundgau dans la 2e moitié du XXe siècle. Lire l'article
 
Toitures en chaume à Gommersdorf et ailleurs en Haute-Alsace
Les toits en chaume de l'Ecomusée d'Alsace correspondent à une réalité ancienne, longtemps oubliée, sur laquelle Gommersdorf et d'autres villages de Haute-Alsace apportent de nombreux témoignages. Cet aperçu historique est complété par le journal de la couverture en chaume de riz de la maison de Roudbaneh dans le musée du patrimoine rural du Guilan (Iran)
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Le nom des maisons et la notion de lignée à Gommersdorf

Chaque maison de Gommersdorf était connue sous son propre nom, transmis par la tradition orale. Ces toponymes, dans un village relativement endogame,avec de nombreuses homonymies, localisent les berceaux des lignées dont se revendiquaient les familles du village.    lire l'article

 

 
Les territoires de Gommersdorf
Le territoire de ce village est défini par ses relations avec les finages limitrophes; les anciennes frontières internes traduisaient la remarquable adaptation d'un site apparemment banal aux contraintes de l'agriculture communautaire.
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