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Mémoires de l’Ecomusée d’Alsace
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 Figure 1: "Après l'inondation", un projet dans lequel j'ai combiné l'analyse archéologique, les codes de représentation de la maison au bas Moyen âge, et une fiction poétique et naturaliste sur les rapports entre eaux et habitats (2004)
Le sujet du paysage, après une phase de révolte conservatrice (sociétés d'amis des sites, "La France défigurée) d'une part, et contestaire sur le fond (le courant écologiste) d'autre part, a été d'actualité publique dans les années 1970. Suivirent une cascade de procédures de protection adminsitratives à l'efficacité modérée, et une brillante théorisation (Alain Roger, Yves Lacoste, Bernard Lassus, Gilles Clément, pour ne citer qu'eux). La parenthèse s'est fermée pendant une solide décennie et, tant le paysage que ceux qui prétendaient qu'il y avait là matière à réfléchir à des argumentaires et des modalités de conservation, ont été ringardisés sans pitié. Devant l'évidence de ce que j'ai appelé ailleurs "la perte de la substance du monde habité", le paysage retrouve en ce moment une dimension de sujet sérieux, avec des auteurs tels que Thierry Paquot, Chris Younès, et Robert Harrison dont l'oeuvre remarquable commence à être traduite et facilement accessible. Dans ce texte, je relate les travaux pratiques d'élaboration de paysage que j'ai eu la chance de pouvoir mener dans le cadre de l'écomusée d'Alsace. |
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En 1995 j’écrivais dans « Connaissance des arts »: « L'idée que la construction foraine procède de l'architecture est encore plus nouvelle que celle qui a suscité la prise en compte de l'architecture vernaculaire, puis de l'architecture industrielle. Le débat sur l'art forain, qui aux premiers temps de sa reconnaissance, posait le problème de sa classification entre l'art populaire et l'art décoratif s'efface en même temps que le sujet sort de sa confidentialité, interpellant non seulement les milieux de l'art mais aussi les anthropologues, les sociologues, les historiens des techniques. » Qu’en est-il 12 ans plus tard ? Comment s’est déroulée mon expérience du patrimoine forain à l’écomusée d’Alsace ? Un point, sur cette question, en reprenant sans modifications l’article déjà cité et en le faisant suivre d’indications sur quelques problèmes méthodologiques rencontrés.
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Toujours à l’affût de créations contemporaines indisciplinées, permettant de relier le patrimoine de l’Ecomusée à une pensée populaire d’aujourd’hui, j’avais placé à l’entrée de l’Ecomusée un étrange protecteur. |
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L’instauration à l’Ecomusée d’Alsace d’un Charivari, « Carnaval des paysans » (Bürafasnacht), à partir de 1994, m’avait fait m’interroger sur la figure de l’Homme sauvage, à la fois omniprésente et difficile à définir aux plans historique et anthropologique, tant l’information est lacunaire. Cet article n’a pas d’autre ambition que de faire un point documentaire sur la question. |
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Cette note raconte comment un espiègle petit héros oublié des alsaciens,
la marionnette Kasperla ou Kasperlé , a fait irruption à l’Ecomusée d’Alsace.

devant la façade du Kasperlatheater réalisée par le talentueux Marc Finiels pour l'Ecomusée d'Alsace |
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Le groupe qui allait donner naissance aux « Maisons paysannes d’Alsace », l’association qui fonda plus tard l’Ecomusée d’Alsace, était à peine arrivé à Gommersdorf dans les frimas de l’hiver 1971, que déjà il était sollicité pour intervenir en d’autres villages, sur d’autres maisons menacées. C’était comme si, au milieu de l’indifférence générale apparente à ce patrimoine, une douleur longtemps retenue par certains se libérait dans un soulagement : « ouf, enfin quelqu’un a décidé de s’occuper de ce problème ». |
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La revue « Saisons d’Alsace » a longtemps accompagné mon parcours et vient de me consacrer, dans son dernier numéro, un grand entretien mené par Bernard Reumaux.
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Le Festival international de la maison, en 2003 et 2004, a donné au public français la possibilité de découvrir, à travers deux réalisations originales à l’Ecomusée d’Alsace, l’école d’architecture organique hongroise, enseignement itinérant initié par Imre Makovecz et porteur de belles idées démocratiques appuyées par l'expérience et la démonstration. |
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Sous l’égide du « Festival international de la maison », 250 jeunes architectes européens répartis en cinq équipes, sur deux campagnes ont pensé et réalisé des dispositifs construits sur les thèmes « Cabane, cabanons, cabanez » (2003) et « Dieu, le diable et l’architecte »(2004) dans le cadre de l’Ecomusée d’Alsace. Loin d’être confrontation gratuite entre des formes emblématiques du passé et des gages à la création contemporaine, cette expérience constructive a associé avec succès futurs professionnels de l’architecture et public à la démarche anthropologique de ce musée. |
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« enfant, je me cachais derrière les tas de bois et observais les visages des potiers illuminés par les flammes du foyer et comme suspendus dans la nuit noire. Je pensais au diable, à l’enfer, au surnom de « Hellageister » -les esprits de l’enfer- que nous donnaient les villages voisins , à nous autres potiers de Soufflenheim. Je veillais de toutes mes forces mais finissais par sombrer dans le sommeil sans avoir pu percer le mystère de cette réunion... |
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Deux maisons parentes, sauvées de la destruction par démontage, puis reconstruction à l'Ecomusée d'Alsace, posent la question des normes et conventions qui régissaient l'architecture vernaculaire. |
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Une ferme alsacienne, reconstruite en coopération avec l'Ecomusée d'Alsace, a été le premier exemple d'architecture vernaculaire européenne dans un musée mondial de l'habitat paysan au Japon. Retour sur cette expérience d'ethnographie comparée. |
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L’ouverture du musée du patrimoine rural à Saravan dans la province du Guilan (Iran) en 2006 fait lointainement écho à celle de l’Ecomusée d’Alsace en 1984. Les regards croisés portent ici sur deux patrimoines, deux aventures, deux passions de conserver, comprendre et transmettre ce qui peut encore l’être.
 Figure 1 : les maisons reconstruites dans le musée du Guilan procèdent du même rapport poétique à la nature, que celui que j’imprimai à la conception de l’Ecomusée d’Alsace (cette photographie de Hossein Khaef comme celles de l'inauguration du musée) |
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Le carreau Rodolphe représente 20 ans d’efforts (1986-2006) pour la conservation et la muséographie d’un site industriel exceptionnel. J’explique ailleurs que ma vision première de l’Ecomusée d’Alsace était centrée sur le patrimoine de la société paysanne. C’est le hasard de l’implantation du projet dans le bassin potassique en 1980 qui élargit le propos premier du musée et lui fit prendre en compte, alors que les mines étaient encore en pleine activité, la nécessité d’un projet muséal. Cet article est plus spécialement consacré au parcours multimédia « Clair de mine », qui a fait l'objet d'un "foudroyage": ce terme minier désigne l'action de fermer une galerie et d'en rendre l'accès impossible. |
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A travers la relation de la reconstruction, épique, de la première maison sur la lande désolée d’Ungersheim, j’invite à des allers et retours entre le village de Koetzingue et l’Ecomusée d’Alsace. Etudes, expérimentations, imaginaire, ont nourri autant la réhabilitation in situ que l’expérience muséale. |
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Dès les débuts des travaux de notre groupe, nous étions conscients qu’un jour nous aurions à nous attaquer à des sauvetages d’urgence, au moyen du démontage poutre par poutre de bâtiments qui ne pourraient pas être maintenus in situ. Mais, de la prémonition et du constat au passage à l’acte, le chemin ne fut pas rationnel et organisé… |
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"Clair de mine", conçu et réalisé pour rendre accessible à tous l'aventure industrielle des mines de potasse d'Alsace, a été ouvert en juin 2004 simultanément à la fin de l'exploitation minière. Une publication, de plus inédite, semble être aujourd'hui la dernière trace de cette entreprise muséographique d'envergure. |
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L’Ecomusée d’Alsace résulte d’expériences sur le terrain, principalement dans la décennie 1970-1980, au moment auquel les villages de la région la plus méridionale de l’Alsace, le Sundgau, émergent de la révolution agricole de l’après-guerre. L’un de ces villages, Gommersdorf, est la matrice dans laquelle se forme le projet d’Ecomusée, grâce à la rencontre entre les habitants du village et des jeunes épris de vieilles maisons en ruines. |
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