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Enjeux du patrimoine
8 mai 2010 à Emmaüs Cernay : braderie, Récupart et…muséologie
Dans un précédent article, je parlais de la Communauté d’Emmaüs Cernay comme, aussi, un « dépôt de fouilles anthropologiques », un espace où les objets nous disent les temps que nous traversons et où les solidarités se donnent à voir. La Communauté a accueilli très généreusement des étudiants en 2010, ce qui a permis de donner corps à ce concept un peu abstrait. Une (petite) exposition le montre.
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La foire éco-bio de Hégenheim, carnet de croquis
Le 13 septembre, j'étais invité à participer aux 1ères rencontres éco-bio de Hégenheim (Haut-Rhin, aux portes de Bâle) et y donner une causerie, exposant les débuts de l’association « Maisons paysannes d’Alsace » dans la décennie 1970 et les liens de cette initiative avec l’émergence de l' écologie politique. Cet échange a rappelé les multiples implications de la redécouverte, de l’étude et de la réhabilitation de l'architecture rurale : comment ses habitants s'y sont à nouveau identifiés, comment elle est entrée au musée, comment elle pourrait en sortir et, dans le cadre d’une réflexion plus générale sur le « village » (rural, urbain), en quoi elle pourrait nous aider à donner une dimension plus culturelle aux idées du développement durable. Dans ce chantier, je fais miens les propos d’Yvan Illich : « Certains conçoivent la nostalgie romantique d’une plénitude perdue »  pour sa part, écrit-il,  il veut «  en faire le point de départ d’une étude des conditions qui pourraient permettre une reconstitution partielle du milieu habité ».La cheville ouvrière de la rencontre de Hégenheim est Michel Heinimann, compagnon de route de l’écomusée d’Alsace. Et Hégenheim fut, comme bien d’autres, un lieu où se déployèrent les activités de l’association « Maisons paysannes d’Alsace » : les maisons anciennes y firent l’objet d’un inventaire exhaustif en 1978. En 1990, on dut se résoudre à y sauver une maison de 1564 en la démontant, et la remontant aussitôt à l’écomusée d’Alsace. C'était l'occasion pour moi de faire resurgir souvenirs, expérience et documents relatifs à Hégenheim et à la commune voisine de Hésingue. Et de retourner à Hégenheim pour voir comment y évoluait la notion de patrimoine, du moins telle que les visiteurs de la foire la donnait à comprendre.
 
Quelques images du sauvetage de la maison de Hegenheim (1564)
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Patrimoine vernaculaire : bastion nostalgique ou laboratoire de nouveaux imaginaires partagés

Les actes du colloque international « Le développement culturel :

un avenir pour les territoires ? », 3e rendez-vous de Géographie culturelle, Ethnologie et Etudes culturelles en Languedoc-Roussillon,  qui s’est déroulé à Nîmes en avril 2008, viennent de paraître en ligne (juillet 2009) :

http://recherche.univ-montp3.fr/mte//colloque8/

Lien direct avec ma communication « Patrimoine vernaculaire :

bastion nostalgique ou laboratoire de nouveaux imaginaires partagés ? »

 
« Sür und Siess », le combat de l'aigre et du doux
Une populaire émission culinaire, diffusée par FR3 Alsace depuis 13 ans, vient d’être supprimée sans explications. Cela suscite une réaction inattendue de la société civile, la pétition circulant sur le net ayant déjà collecté 1600 signatures depuis son lancement il y a 8 jours, le 21 octobre. Le véritable évènement est la richesse des commentaires des signataires, livrant un panorama, instantané et souvent tonique, de ce qui fait réellement patrimoine dans la société contemporaine. Cette réalité vient se confronter à la dramaturgie de « La gastronomie française, patrimoine mondial de l’humanité ».
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Quels villages dans 40 ans ?
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Valorisation du patrimoine en Kabylie


Je m'efforce de contourner le terme "valorisation", invasion de l'idéologie financière et marchande dans la sphère du sentiment et de l'esprit. Il apparaît ici dans le contexte d'une ébauche de restitution de ce que j'ai pu appréhender du patrimoine matériel kabyle, et restituer lors du colloque « Gestion durable des Territoires, Développement local et solidaire, Regards croisés » sous le titre " Projets de valorisation du patrimoine et développement durable : regards croisés Alsace-Kabylie". Ce colloque, qui s’est tenu à l’Université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou les 28 et 29 octobre 2007, est le fruit d’une coopération entre la Faculté des sciences économiques et de gestion de cette université, les universités de Haute Alsace et de Strasbourg et l’ENGEES.

 
Figure 1 : le village d'Aourir

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tâtonnements constructifs pour un monde souhaitable
C’est en construisant avec des bandes, des équipes, des entreprises, que j’ai cherché empiriquement des alternatives –soyons raisonnables, des fenêtres d’espoir- au modèle dominant de la production de l’habitat. Les antagonismes culturels des uns et des autres, les barrages sémantiques, l’inaccessibilité des modes de représentation en plan, et bien d’autres frontières, qui défendent les prés carrés des techniciens,  s’abolissent dans l’expérience constructive : là, le talent de chacun est sollicité, venant broyer les concrétions d’idées reçues et de standards qui alourdissent et trahissent les idées et les concepts les plus généreux. J’aime beaucoup l’image symbolique du plancher de traçage des charpentes, où chacun a sa place et sa part , voit ce que fait l’autre, et sait qu’à cet humble niveau horizontal de nous autres les terriens, se prépare quelque chose qui va être levé, va durer et va transmettre.

Figure 1 : sculpture formant façade du centre d’archives de l’écomusée d’Alsace, reproduisant le plancher de traçage des charpentes autour du quel se construisit le vrai-faux village de l’écomusée.
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Mille et une fêtes

La fête n'a pas échappé à la "patrimonialisation". J'ai fait prendre ce sujet au sérieux à l'Ecomusée d'Alsace, car nous y étions dans une situation de carrefour. Comme les organisateurs de fêtes locales, il nous fallait tenir compte du marché, des média, des représentations et des attentes du public. En tant que dépositaires d'un patrimoine, nous devions aussi prendre une distance par rapport à nos propres possibilités de dérive, et un marketing touristique propageant sans nuances des images schizophrènes. La codification de l' "authenticité" , son matraquage publicitaire, agaçait nombre d'habitants de la région. De la dévotion exagérée à la "tradition", on passait au rejet du patrimoine source de tant d'instrumentalisations.Un colloque fut organisé pour nous pousser à réfléchir ensemble, insititutions patrimoniales, associations organisatrices, collectivités publiques. Les contributions de Georges Bischoff (inventeur du titre du colloque), Floriane Graber, Zeev Gourarier, Odile Gozillon-Fronsacq, Martin Graff, Jean Hurstel, Gérard Leser, Jean-Clet Martin, et les discussions qui suivirent sont consultables en ligne dans les actes de ce colloque, accessibles par le lien à la fin de cette notice.

 

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Le plaisir d’apprendre (1998)
Cela n’était pas prévu au programme…les visiteurs de l’Ecomusée d’Alsace se font acteurs d’un apprentissage du vivre ensemble dans la « bulle fictionnelle » du musée vivant. Public, visiteurs, salariés, construisent sans le savoir un « laboratoire de la ville » selon l’expression du géographe Luc Gwiazdzinski  Lire l’article
 
L’impossible construction commune (1991)
La décennie 1980 a vu l’éclosion de nombreux écomusées et musées de société prometteurs, reconnus comme « secteur expérimental » par le Ministère de la Culture. Le colloque « Musées et sociétés », en 1991, dressait l’état des lieux après une décennie de créations, d’apprentissages et de réussites. Je pose alors le problème des insuffisances des logiques partenariales. Jamais débattu, le problème s’est réglé par lui-même, à travers les difficultés croissantes de nombre de musées, in fine de l’Ecomusée d’Alsace lui-même.
 
On a les musées qu’on mérite (2000)
Au début des années 2000, on doit se rendre compte à l’évidence que les musées sont confrontés à de réelles difficultés d’intelligence de leur fonction sociétale par nombre de responsables publics ; les modalités d’action du passé continuent à privilégier  l’investissement matériel, au détriment des investissements en intelligence, pourtant seuls garants du repositionnement des musées dans une société qui a changé.
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Illustration du bénévolat
Cet exposé veut, expérience et preuves à l’appui, éclairer le bénévolat patrimonial en tant que force majeure d’engagement citoyen. Il pose la question des rôles respectifs des professionnels rémunérés et des professionnels –ou non – bénévoles. Il a été publié par la revue « Saisons d’Alsace », co-organisatrice du colloque « Patrimoine, richesse ou handicap » qui s’est tenu le 20 septembre 2002 .
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Relations privé-public dans le tourisme patrimonial (1998)
Ce texte de 1998 est à la charnière de deux époques : celle qui se termine a démontré la pertinence des nouvelles appropriations collectives du patrimoine inventées par le secteur associatif ; celle qui s’ouvre annonce la difficulté des institutions à penser leur rôle face à des initiatives alliant l’engouement désintéressé de passionnés et la production de richesses économiques et sociales devenues significatives. Par la suite, de nombreux exemples montreront que l’on a tenté de dupliquer les résultats, sans se préoccuper des alchimies humaines facteurs-clef du succès, dont l’économique était un « bénéfice collatéral » et non une finalité.
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