


|
Accueil Enjeux du patrimoine |
|
Enjeux du patrimoine |
|
Au terme d’une année d’approche du patrimoine matériel kabyle, j’ai pu présenter une première ébauche de réflexions au colloque « Gestion durable des Territoires, Développement local et solidaire, Regards croisés » sous le titre " Projets de valorisation du patrimoine et développement durable : regards croisés Alsace-Kabylie". Ce colloque, qui s’est tenu à l’Université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou les 28 et 29 octobre 2007, est le fruit d’une coopération entre la Faculté des sciences économiques et de gestion de cette université, les universités de Haute Alsace et de Strasbourg et l’ENGEES.
Figure 1 : le village d'Aourir |
|
Lire la suite...
|
|
|
C’est en construisant avec des bandes, des équipes, des entreprises, que j’ai cherché empiriquement des alternatives –soyons raisonnables, des fenêtres d’espoir- au modèle dominant de la production de l’habitat. Les antagonismes culturels des uns et des autres, les barrages sémantiques, l’inaccessibilité des modes de représentation en plan, et bien d’autres frontières, qui défendent les prés carrés des techniciens, s’abolissent dans l’expérience constructive : là, le talent de chacun est sollicité, venant broyer les concrétions d’idées reçues et de standards qui alourdissent et trahissent les idées et les concepts les plus généreux. J’aime beaucoup l’image symbolique du plancher de traçage des charpentes, où chacun a sa place et sa part , voit ce que fait l’autre, et sait qu’à cet humble niveau horizontal de nous autres les terriens, se prépare quelque chose qui va être levé, va durer et va transmettre.

Figure 1 : sculpture formant façade du centre d’archives de l’écomusée d’Alsace, reproduisant le plancher de traçage des charpentes autour du quel se construisit le vrai-faux village de l’écomusée. |
|
Lire la suite...
|
|
|
La fête elle-même n'a pas échappé à la "patrimonialisation". C'est un sujet que j'ai fait prendre au sérieux à l'Ecomusée d'Alsace, j'expliquerai ailleurs comment et pourquoi, car nous avons accumulé une énorme expérience; nous devions tenir un propos réfléchi et vigoureux sur les fêtes, un certain marketing touristique propageant sans pondération des images sources de schizophrénie. La codification de l' "authenticité" finissait par culpabiliser les gens d'Alsace de ne pas être conformes à leur image commerciale, et de ne pas incarner les "traditions" qui auraient dû être celles de leurs ancêtres...Georges Bischoff, Floriane Graber, Zeev Gourarier, Odile Gozillon-Fronsacq, Martin Graff, Jean Hurstel, Gérard Leser, Jean-Clet Martin, ont bien voulu se faire complices du colloque "Mille et une fêtes" à l'Ecomusée d'Alsace en octobre 2000
Lire les actes du colloque |
|
Cela n’était pas prévu au programme…les visiteurs de l’Ecomusée d’Alsace se font acteurs d’un apprentissage du vivre ensemble dans la « bulle fictionnelle » du musée vivant. Public, visiteurs, salariés, construisent sans le savoir un « laboratoire de la ville » selon l’expression du géographe Luc Gwiazdzinski Lire l’article |
|
|
La décennie 1980 a vu l’éclosion de nombreux écomusées et musées de société prometteurs, reconnus comme « secteur expérimental » par le Ministère de la Culture. Le colloque « Musées et sociétés », en 1991, dressait l’état des lieux après une décennie de créations, d’apprentissages et de réussites. Je pose alors le problème des insuffisances des logiques partenariales. Jamais débattu, le problème s’est réglé par lui-même, à travers les difficultés croissantes de nombre de musées, in fine de l’Ecomusée d’Alsace lui-même.
|
|
|
Au début des années 2000, on doit se rendre compte à l’évidence que les musées sont confrontés à de réelles difficultés d’intelligence de leur fonction sociétale par nombre de responsables publics ; les modalités d’action du passé continuent à privilégier l’investissement matériel, au détriment des investissements en intelligence, pourtant seuls garants du repositionnement des musées dans une société qui a changé. |
|
Lire la suite...
|
|
|
Cet exposé veut, expérience et preuves à l’appui, éclairer le bénévolat patrimonial en tant que force majeure d’engagement citoyen. Il pose la question des rôles respectifs des professionnels rémunérés et des professionnels –ou non – bénévoles. Il a été publié par la revue « Saisons d’Alsace », co-organisatrice du colloque « Patrimoine, richesse ou handicap » qui s’est tenu le 20 septembre 2002 . |
|
Lire la suite...
|
|
|
Ce texte de 1998 est à la charnière de deux époques : celle qui se termine a démontré la pertinence des nouvelles appropriations collectives du patrimoine inventées par le secteur associatif ; celle qui s’ouvre annonce la difficulté des institutions à penser leur rôle face à des initiatives alliant l’engouement désintéressé de passionnés et la production de richesses économiques et sociales devenues significatives. Par la suite, de nombreux exemples montreront que l’on a tenté de dupliquer les résultats, sans se préoccuper des alchimies humaines facteurs-clef du succès, dont l’économique était un « bénéfice collatéral » et non une finalité. |
|
Lire la suite...
|
|
|
|
|
|