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Derniers articles parus
Dans un précédent article, je parlais de la Communauté d’Emmaüs Cernay comme, aussi, un « dépôt de fouilles anthropologiques », un espace où les objets nous disent les temps que nous traversons et où les solidarités se donnent à voir. La Communauté a accueilli très généreusement des étudiants en 2010, ce qui a permis de donner corps à ce concept un peu abstrait. Une (petite) exposition le montre.
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"Habiter le Sundgau 1500-1636
La maison rurale en pans de bois
Techniques, culture et société "
par Marc Grodwohl
Ouvrage édité par la Société d’Histoire du Sundgau
273 pages
354 photographies, relevés et cartes
L'auteur sera présent le 9 mai au Salon du Livre de Saint-Louis (Haut-Rhin) pour dédicacer cet ouvrage.
La recherche sur l’habitat rural ancien a connu de nouveaux développements en France au cours de ces dernières années. Des apports fondamentaux de la géographie, de l’histoire et de l’archéologie ont enrichi un domaine refondé par l’ethnologie depuis le milieu des années 1980, au détriment peut-être des mises en perspective historique (voir sur ce site l’article : l’architecture vernaculaire, bastion nostalgique ou laboratoire de nouveaux imaginaires partagés). En dépit de ces avancées, la perception ordinaire de l’architecture rurale reste façonnée par une représentation tenace : la construction « traditionnelle » dans les campagnes procèderait d’un génie inspiré par l’immédiateté du rapport de l’homme à la nature. Le savoir-construire, est bien souvent présenté comme le produit perdu d’une expérience longuement accumulée, génération après génération, par un groupe social immobile. En raison de la pesanteur de ces représentations, le rapport entre construction rurale, qualifiée a priori de « populaire » ou pensée comme telle, et l’architecture savante, est un sujet que la recherche maintient souvent à bonne distance. Revenant sur un petit territoire du sud de l’Alsace, le Sundgau, mon travail a pour ambition d’examiner les formes de la maison, en s’appuyant sur l’observation de leurs mutations dans un espace et un temps limités. Je m’intéresse cette fois-ci à la maison surtout en tant que langage de signes, récit de l’individu sur lui-même au moyen de la volumétrie, de la composition, du décor de sa maison ; et à travers cela, comment se produit l’espace du village, non comme réponse astucieuse à une somme de besoins fonctionnels et de contraintes sociales, mais comme territoire d’un « désordre » signalant la compétition entre les individus dans le paraître.

Figure 1: Hindlingen, où a été présenté l'ouvrage le 24 avril 2010. Ce village a pu être étudié grâce à l'appui financier de la municipalité et a livré des informations de premier ordre. |
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Préface de Bernard REUMAUX
Photographies de Frantisek ZVARDON
Texte de Marc GRODWOHL
158 p.
Editions de la Nuée Bleue. Strasbourg 2009
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Le 13 septembre, j'étais invité à participer aux 1ères rencontres éco-bio de Hégenheim (Haut-Rhin, aux portes de Bâle) et y donner une causerie, exposant les débuts de l’association « Maisons paysannes d’Alsace » dans la décennie 1970 et les liens de cette initiative avec l’émergence de l' écologie politique. Cet échange a rappelé les multiples implications de la redécouverte, de l’étude et de la réhabilitation de l'architecture rurale : comment ses habitants s'y sont à nouveau identifiés, comment elle est entrée au musée, comment elle pourrait en sortir et, dans le cadre d’une réflexion plus générale sur le « village » (rural, urbain), en quoi elle pourrait nous aider à donner une dimension plus culturelle aux idées du développement durable. Dans ce chantier, je fais miens les propos d’Yvan Illich : « Certains conçoivent la nostalgie romantique d’une plénitude perdue » pour sa part, écrit-il, il veut « en faire le point de départ d’une étude des conditions qui pourraient permettre une reconstitution partielle du milieu habité ».La cheville ouvrière de la rencontre de Hégenheim est Michel Heinimann, compagnon de route de l’écomusée d’Alsace. Et Hégenheim fut, comme bien d’autres, un lieu où se déployèrent les activités de l’association « Maisons paysannes d’Alsace » : les maisons anciennes y firent l’objet d’un inventaire exhaustif en 1978. En 1990, on dut se résoudre à y sauver une maison de 1564 en la démontant, et la remontant aussitôt à l’écomusée d’Alsace. C'était l'occasion pour moi de faire resurgir souvenirs, expérience et documents relatifs à Hégenheim et à la commune voisine de Hésingue. Et de retourner à Hégenheim pour voir comment y évoluait la notion de patrimoine, du moins telle que les visiteurs de la foire la donnait à comprendre.
Quelques images du sauvetage de la maison de Hegenheim (1564) |
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Les actes du colloque international « Le développement culturel :
un avenir pour les territoires ? », 3e rendez-vous de Géographie culturelle, Ethnologie et Etudes culturelles en Languedoc-Roussillon, qui s’est déroulé à Nîmes en avril 2008, viennent de paraître en ligne (juillet 2009) :
http://recherche.univ-montp3.fr/mte//colloque8/
Lien direct avec ma communication « Patrimoine vernaculaire :
bastion nostalgique ou laboratoire de nouveaux imaginaires partagés ? » |
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Sous ce titre, je viens de publier dans « Cultures & Musées » -dont je remercie la rédaction- une partie du travail que mes collègues et moi, soutenus par de nombreux bénévoles, avons consenti pour que le musée tienne un propos sur
la cuisine. Cela ne coulait pas de source jusqu’il y a peu. La cuisine était considérée comme un patrimoine mineur. Son incursion dans le musée pouvait être perçue en tant que simple animation racoleuse d’un public plus soucieux de nourritures terrestres qu’intellectuelles. L’évolution récente fut rapide et permit de reconnaître la cuisine comme espace de cohérence, réunissant des rapports fragmentés au territoire, à la tradition, à la culture domestique et sociale. |
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Toute migration d’un objet vers le musée implique le détournement de sa fonction, l’ampute de sa valeur d’échange matériel –marchand ou non- et le rend émetteur de nouvelles significations. Il conserve toutefois son intégrité physique, et en cela il peut se faire le support et parfois l’alibi d’un discours distancié, objectivé. Mais que faire lorsque des pans de la culture dont le musée est sensé témoigner ne peuvent pas être médiés par des objets authentiques ? Carnaval a-t-il (avait-il) sa place au musée, et dans quelle éthique ? |
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« Chaque année, Milo rajoute à la scène
Son imagination jamais tarie
Ce qu’il apporte est de son invention même,
Serait-ce un sujet d’importance ou le moindre chouia »
Et chaque année Jean Hoefferlin, maire honoraire de Petit-Landau, compose un poème pour le livre d’or de la crèche de l’église, encourageant ainsi M. Emile Escher, dit « Milo », a poursuivre l’œuvre qu’il a rêvée enfant, et à laquelle il donne vie depuis 1976. On rencontre toutes sortes de choses à Noël, même des oasis de beauté, de gratuité et de bonté sans tapage. Cet endroit en est. Invitation à la visite…
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Une populaire émission culinaire, diffusée par FR3 Alsace depuis 13 ans, vient d’être supprimée sans explications. Cela suscite une réaction inattendue de la société civile, la pétition circulant sur le net ayant déjà collecté 1600 signatures depuis son lancement il y a 8 jours, le 21 octobre. Le véritable évènement est la richesse des commentaires des signataires, livrant un panorama, instantané et souvent tonique, de ce qui fait réellement patrimoine dans la société contemporaine. Cette réalité vient se confronter à la dramaturgie de « La gastronomie française, patrimoine mondial de l’humanité ». |
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Bonjour, et merci d’avoir consacré de votre temps à atteindre ces pages. Vous y trouverez principalement des témoignages sur des actions, des pratiques, auxquelles j’ai été associé, ou dont j’ai été, ou suis, l’initiateur.
Les expériences, leurs relations, gravitent autour d’une même recherche centrale : comment élaborer avec des personnes, des groupes, les meilleurs outils pour construire leurs propres notions de « patrimoine » ; ce terme fourre-tout se comprenant ici au plus près de son sens littéral d’ensemble transmissible de biens matériels et moraux.
Ce qui est relaté ici se déroule, s’est déroulé, dans un paysage composite. Les chemins sont buissonniers et parfois braconniers, traversant des espaces aussi contrastés que la muséographie ou les concepts de développement socialement durable.
Je vous propose ainsi les carnets de voyage studieux d’un praticien, avec les quelques qualités et les défauts d’un site personnel : des informations de première main, des pratiques éprouvées par l’expérience, des échecs aussi. Et, c’est aussi inévitable que revendiqué, une subjectivité, une forme d’engagement, des notations très personnelles : prenez-les pour ce qu’elles sont, rien de plus que des matériaux en libre-service. Si mon site est une brocante, où l’on trouve de tout et parfois des choses qui ont une utilité, il a largement atteint son ambition. Deux demandes seulement : ne pas hésiter à me faire bénéficier de vos retours. Et mentionner la source en cas d’utilisation de textes ou illustrations.
(image ci-dessus: au Musée d'ethnographie régionale de Sighet (Maramures, Roumanie) septembre 2008)
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 L'enseigne de la "maison villageoise" abritant la mairie de Petit-Landau (Haut-Rhin): une invitation à reconnaître les objets comme un "système de signifiants" (Jean Baudrillard) qui nous éclaire sur ce qui peut, aujourd'hui "faire village". Cette enseigne a été réalisée par M. Emile Escher, auteur également de la crèche de l'église du même village. |
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Ce texte propose un point sur les écoles de muséologie ayant influencé le mouvement des écomusées et musées de société. Nous évoquons ensuite les collections de l’écomusée d’Alsace, un temps (révolu) autoreprésentation d’une population à travers un grand nombre de dons spontanés d’objets. L’ampleur et les circonstances de ces dons nous conduisent à nous interroger si le musée est encore l’espace sacré par excellence dans lequel des célébrants, par objets interposés, orchestrent ou manipulent les rapports entre le visible et l’invisible. Une incursion à Emmaüs montre que dans d’autres espaces, plus éloignés du pouvoir, l’objet et l’immatériel qui lui est attaché sont indissociables, dès lorsqu’ils sont en mouvement dans une chaîne de dons et obligations morales. |
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C'est pour les Fêtes de Nowruz, le nouvel an iranien (31 mars), dont le Musée du patrimoine rural (musée de plein air) du Guilan présente les coutumes (ci-dessus), que paraît l'ouvrage concernant la "maison des apprentissages" de l'équipe du musée.

La maison Rafi’i est sélectionnée en 2003 pour figurer dans le futur musée de plein air du Guilan (Iran). Elle sera le support de la formation pratique des futurs collaborateurs du musée, avant d’être démontée pendant l’été 2004. Sa reconstruction intervient dans la foulée, et elle fait partie des six premiers enclos formant la première tranche du musée, ouverte au public en mai 2006. Nous donnons sur les pages de ce site, sous le titre « Le démontage d’une ensorcelante maison au chapeau pointu au Guilan » la relation de l’appropriation progressive de cet objet par les équipes de charpentiers et ouvriers, ethnologues, architectes. La publication scientifique, restituant les observations ethnologiques et ethnorarchitecturales faites sur ce chantier école vient de paraître, à l’initiative et par les soins de l’Institut français de recherche en Iran (IFRI). Cette monographie est un témoignage du soin apporté à l’étude scientifique de l’objet avant et au cours de son démontage. Elle sera très précieuse à qui veut se confronter à une architecture de colonisation récente par déforestation, avec emploi des bois sur place selon une technique de blockbau.
TALEGHANI Mahmoud, BROMBERGER Christian, GRODWOHL Marc (sous la direction de) « La Maison Rafi’i. Un exemple de sauvegarde architecturale dans la plaine du Gîlan », Bibliothèque iranienne 65, Institut français de recherche en Iran, Téhéran, 2008 (ISBN 2-909961-41-9)
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 Figure 1: "Après l'inondation", un projet dans lequel j'ai combiné l'analyse archéologique, les codes de représentation de la maison au bas Moyen âge, et une fiction poétique et naturaliste sur les rapports entre eaux et habitats (2004)
Une vague de révoltes, conservatrice d'une part (sociétés d'amis des sites, "La France défigurée",...), contestaire d'autre part (le courant écologiste) , a mis le paysage en débat, public et passionné au cours de la décennie 1970. Il s'ensuivit une cascade de procédures de protection administrative d'une efficacité modérée, et une brillante théorisation (Alain Roger, Yves Lacoste, Bernard Lassus, Gilles Clément, pour ne citer qu'eux). Le débat public s'est affaibli à partir des années 1990; le paysage, nombre de ceux qui réfléchissaient et agissaient à son sujet, ont été temporairement "ringardisés", passés de mode .Devant l'évidence de ce que j'ai appelé ailleurs "la perte de la substance du monde habité", le paysage retrouve en ce moment une dimension de sujet sérieux, avec des auteurs tels que Thierry Paquot, Chris Younès. L'oeuvre remarquable de l'américain John Brinckerhoff-Jackson est à présent traduite et facilement accessible. Dans ce texte, je relate les travaux pratiques d'élaboration de paysages que j'ai eu le bonheur de mener dans le cadre de l'écomusée d'Alsace. |
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L'écomusée d'Alsace d'aujourd'hui n'a plus grand chose de commun avec ce que mes collègues et moi avions construit de 1980 à 2006. Cet article, comme d'autres, a pour finalité de ne pas perdre totalement l'expérience; elle débuta par l'installation du musée sur une friche industrielle, dépourvue de tout passé agricole. Je montre comment nous avons été amenés à y construire, ex nihilo, une activité de polyculture-élevage. Elle était nécessaire à la mise en mouvement des collections ayant trait à l'agriculture; plus encore, elle permit l'expression publique des savoirs d'anciens agriculteurs et leur transmission à de jeunes amateurs et professionnels. Ce long parcours fait ressortir aussi les modifications du regard que porte la société sur son agriculture. Pour cette raison, le traitement muséographique , sur la forme et les contenus, se devait d' évoluer en permanence.
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En 1995 j’écrivais dans « Connaissance des arts »: « L'idée que la construction foraine procède de l'architecture est encore plus nouvelle que celle qui a suscité la prise en compte de l'architecture vernaculaire, puis de l'architecture industrielle. Le débat sur l'art forain, qui aux premiers temps de sa reconnaissance, posait le problème de sa classification entre l'art populaire et l'art décoratif s'efface en même temps que le sujet sort de sa confidentialité, interpellant non seulement les milieux de l'art mais aussi les anthropologues, les sociologues, les historiens des techniques. » Qu’en est-il 12 ans plus tard ? Comment s’est déroulée mon expérience du patrimoine forain à l’écomusée d’Alsace ? Un point, sur cette question, en reprenant sans modifications l’article déjà cité et en le faisant suivre d’indications sur quelques problèmes méthodologiques rencontrés.
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Je m'efforce de contourner le terme "valorisation", invasion de l'idéologie financière et marchande dans la sphère du sentiment et de l'esprit. Il apparaît ici dans le contexte d'une ébauche de restitution de ce que j'ai pu appréhender du patrimoine matériel kabyle, et restituer lors du colloque « Gestion durable des Territoires, Développement local et solidaire, Regards croisés » sous le titre " Projets de valorisation du patrimoine et développement durable : regards croisés Alsace-Kabylie". Ce colloque, qui s’est tenu à l’Université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou les 28 et 29 octobre 2007, est le fruit d’une coopération entre la Faculté des sciences économiques et de gestion de cette université, les universités de Haute Alsace et de Strasbourg et l’ENGEES.
Figure 1 : le village d'Aourir |
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Démolition d'une maison à Merxheim (Haut-Rhin). Surbâti et englobé dans une constructions en briques, le colombage n'apparaît plus qu'en négatif. Une image que j'ai saisie au passage le 25.09.07, avec l'envie de la partager. |
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Toujours à l’affût de créations contemporaines indisciplinées, permettant de relier le patrimoine de l’Ecomusée à une pensée ordinaire d’aujourd’hui, j’avais placé à l’entrée de l’Ecomusée un étrange protecteur. |
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L’instauration à l’Ecomusée d’Alsace d’un Charivari, « Carnaval des paysans » (Bürafasnacht), à partir de 1994, m’avait fait m’interroger sur la figure de l’Homme sauvage, à la fois omniprésente et difficile à définir aux plans historique et anthropologique, tant l’information est lacunaire. Cet article n’a pas d’autre ambition que de faire un point documentaire sur la question. |
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Cette note raconte comment un espiègle petit héros oublié des alsaciens,
la marionnette Kasperla ou Kasperlé , a fait irruption à l’Ecomusée d’Alsace.

Marionnettes de Kasperla sous vitrine au Musée Historique de Mulhouse
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Le groupe qui allait donner naissance aux « Maisons paysannes d’Alsace », l’association qui fonda plus tard l’Ecomusée d’Alsace, était à peine arrivé à Gommersdorf dans les frimas de l’hiver 1971, que déjà il était sollicité pour intervenir en d’autres villages, sur d’autres maisons menacées. C’était comme si, au milieu de l’indifférence générale apparente à ce patrimoine, une douleur longtemps retenue par certains se libérait dans un soulagement : « ouf, enfin quelqu’un a décidé de s’occuper de ce problème ». |
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Mon site internet m’a pris beaucoup de temps depuis mon départ de l’Ecomusée d’Alsace en septembre 2006. Mis en ligne en mars 2007, et régulièrement nourri de nouveaux articles, ce site avait pour objectif de transmettre autant que possible l’expérience de l’Ecomusée d’Alsace, tout en ouvrant de nouveaux horizons. C’est auprès de mes anciens collaborateurs et collaboratrices, dont beaucoup sont maintenant devenus des amis, que j’ai rencontré les plus précieux encouragements à poursuivre ce labeur. Cela m’a beaucoup touché et je voudrais les remercier très sincèrement.
Mes nouvelles collaborations sont, partiellement, reflétées par mes articles sur ce site.
J’ai beaucoup de chance d'avoir pu, ou de pouvoir travailler depuis un an sur des sujets tels que l’"écomusée" du Guilan en Iran, ou la nouvelle étape de réhabilitation du « castrum » du Poët-Célard, en passant par le Parc Oméga au Québec, très ouvert aux problématiques artistiques et patrimoniales. Aux amis responsables de ces projets, respectivement Mahmoud Taleghani, André Arnéra, Olivier Favre, un grand merci aussi.
En Algérie, ma communication au colloque de Tizi-Ouzou en octobre 2007 met un terme à une première année exploratoire, qui a débouché sur la formulation d'un projet de reconquête, fonctionnelle et culturelle, d'un village déserté en Kabylie.
Je suis aussi attelé à un travail d'écriture de plusieurs ouvrages, grâce à l'amicale pression de Luc Gwiazdzinski. Le premier ouvrage, à paraître chez L'Harmattan, chemine grâce à la direction d'auteur et aux conseils avisés de Jean-Michel Tobelem et Mathilde Gautier.
La création de mon bureau d'études me permet d'assurer des missions d'accompagnement de projets. On peut me contacter via l'onglet "contact" de ce site, ou par courrier:
Marc Grodwohl Civitas Pars s.à.r.l. 4 rue de la gare F 68890 Meyenheim,
adresse à laquelle j'ai créé mes bureaux avec toutes les facilités pour un travail de groupe.
Sur ce site, les articles suivants donnent un aperçu des sujets que j'ai eu à traiter en 2007:
IRAN:
Premiers résultats éblouissants pour l'écomusée du Guilan
Les écomusées d'Alsace et du Guilan: regards croisés sur deux inaugurations
Le démontage d'une ensorcelante maison au chapeau pointu
Aperçu de la construction en terre crue au Guilan
Un champion du recyclage: le potier de Khortum
ALGERIE
Valorisation du patrimoine en Kabylie
La poterie berbère en Grande Kabylie: trois portraits
CANADA
L "art indiscipliné" à travers deux ensembles d'inspiration naturaliste au Québec et en Alsace
FRANCE
Le castrum du Poët-Célard: pièces de puzzle
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La reconstruction de maisons anciennes dans les musées de plein air offre des opportunités exceptionnelles de recomposition de savoirs techniques oubliés ou disparus, en associant chercheurs et opératifs. Ce fut le cas à l’Ecomusée d’Alsace, et ce l’est encore davantage au Musée du patrimoine rural du Guilan, qui peut faire appel à des artisans ayant encore une grande familiarité avec la construction en argile, et beaucoup de finesse humaine. |
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Au retour de ma 6e mission au musée du patrimoine rural du Guilan, en juin 2007, je relate les résultats obtenus par ce jeune musée de plein air -le premier dans cette région du monde-, les jugements des visiteurs et le problèmes de concept et de méthode posés aujourd’hui, qui ne sont pas sans points communs avec que nous avons observé à l’Ecomusée d’Alsace : là ou nous concevons construisons et communiquons des « musées », la population voit une forme idéale de « villages » qui n’est pas nécessairement nostalgique ou rétrograde.
Figure 1 : plate-forme de reconstruction d'une maison du plateau central du Guilan
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Le village et le château du Poët-Célard, dans la Drôme, forment un "castrum" peu connu bien que caractéristique de l' habitat perché méditerranéen. L'ADCAVL (association drômoise chantiers, animations et vie locale) -issue du même courant que l'association "Maisons paysannes d'Alsace"- se consacre depuis 20 ans avec tenacité à la consolidation, à l'animation et à la valorisation de ce site. Avant de s'engager dans une nouvelle étape, l'association a bien voulu m'associer à la réalisation d'une étude minutieuse, dont les premiers résultats sont livrés ici, dans l'espoir qu'ils susciteront des réactions et des compléments, les informations sur le château et le village étant encore lacunaires. |
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La revue « Saisons d’Alsace » a longtemps accompagné mon parcours et vient de me consacrer, dans son dernier numéro, un grand entretien mené par Bernard Reumaux.
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La maison de Georges Racicot à Greneville (Québec) et celle d’André Bindler à Sickert (France,Haut-Rhin) , le « Musée de la Doller » transféré à l’Ecomusée d’Alsace à mon initiative en 1991, proposent des « récits en dur » au moyen de créations artistiques marginales. Elles présentent des dispositifs de segmentation de l’espace et des thèmes communs que l’on peut qualifier d’archétypaux, des divergences reflétant des histoires de vie et des cultures différentes, mais la comparaison vaut dans le rapport singulier avec la nature « primitive », symbolisée par la forêt, qu'entretiennent ces deux régions. Au Québec l'oeuvre décrite s’inscrit dans un mouvement de créativité populaire très dynamique et, semble-t-il, jugé digne de considération.
Figure 1 : à l’entrée du Parc Oméga à Montebello (Québec) se constitue un ensemble d’œuvres d’art populaire contemporain, au premier plan une partie d’un tout récent portique de Michel Therrien
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Extrait d'un rapport de la Chambre Régionale des Comptes sur la gestion de l'Ecomusée d'Alsace avant 2006. |
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Le Festival international de la maison, en 2003 et 2004, a donné au public français la possibilité de découvrir, à travers deux réalisations originales à l’Ecomusée d’Alsace, l’école d’architecture organique hongroise, enseignement itinérant initié par Imre Makovecz et porteur de belles idées démocratiques appuyées par l'expérience et la démonstration. |
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Sous l’égide du « Festival international de la maison », 250 jeunes architectes européens répartis en cinq équipes, sur deux campagnes ont pensé et réalisé des dispositifs construits sur les thèmes « Cabane, cabanons, cabanez » (2003) et « Dieu, le diable et l’architecte »(2004) dans le cadre de l’Ecomusée d’Alsace. Loin d’être confrontation gratuite entre des formes emblématiques du passé et des gages à la création contemporaine, cette expérience constructive a associé avec succès futurs professionnels de l’architecture et public à la démarche anthropologique de ce musée. |
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C’est en construisant avec des bandes, des équipes, des entreprises, que j’ai cherché empiriquement des alternatives –soyons raisonnables, des fenêtres d’espoir- au modèle dominant de la production de l’habitat. Les antagonismes culturels des uns et des autres, les barrages sémantiques, l’inaccessibilité des modes de représentation en plan, et bien d’autres frontières, qui défendent les prés carrés des techniciens, s’abolissent dans l’expérience constructive : là, le talent de chacun est sollicité, venant broyer les concrétions d’idées reçues et de standards qui alourdissent et trahissent les idées et les concepts les plus généreux. J’aime beaucoup l’image symbolique du plancher de traçage des charpentes, où chacun a sa place et sa part , voit ce que fait l’autre, et sait qu’à cet humble niveau horizontal de nous autres les terriens, se prépare quelque chose qui va être levé, va durer et va transmettre.

Figure 1 : sculpture formant façade du centre d’archives de l’écomusée d’Alsace, reproduisant le plancher de traçage des charpentes autour du quel se construisit le vrai-faux village de l’écomusée. |
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La fête n'a pas échappé à la "patrimonialisation". J'ai fait prendre ce sujet au sérieux à l'Ecomusée d'Alsace, car nous y étions dans une situation de carrefour. Comme les organisateurs de fêtes locales, il nous fallait tenir compte du marché, des média, des représentations et des attentes du public. En tant que dépositaires d'un patrimoine, nous devions aussi prendre une distance par rapport à nos propres possibilités de dérive, et un marketing touristique propageant sans nuances des images schizophrènes. La codification de l' "authenticité" , son matraquage publicitaire, agaçait nombre d'habitants de la région. De la dévotion exagérée à la "tradition", on passait au rejet du patrimoine source de tant d'instrumentalisations.Un colloque fut organisé pour nous pousser à réfléchir ensemble, insititutions patrimoniales, associations organisatrices, collectivités publiques. Les contributions de Georges Bischoff (inventeur du titre du colloque), Floriane Graber, Zeev Gourarier, Odile Gozillon-Fronsacq, Martin Graff, Jean Hurstel, Gérard Leser, Jean-Clet Martin, et les discussions qui suivirent sont consultables en ligne dans les actes de ce colloque, accessibles par le lien à la fin de cette notice.
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Cela n’était pas prévu au programme…les visiteurs de l’Ecomusée d’Alsace se font acteurs d’un apprentissage du vivre ensemble dans la « bulle fictionnelle » du musée vivant. Public, visiteurs, salariés, construisent sans le savoir un « laboratoire de la ville » selon l’expression du géographe Luc Gwiazdzinski Lire l’article |
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La décennie 1980 a vu l’éclosion de nombreux écomusées et musées de société prometteurs, reconnus comme « secteur expérimental » par le Ministère de la Culture. Le colloque « Musées et sociétés », en 1991, dressait l’état des lieux après une décennie de créations, d’apprentissages et de réussites. Je pose alors le problème des insuffisances des logiques partenariales. Jamais débattu, le problème s’est réglé par lui-même, à travers les difficultés croissantes de nombre de musées, in fine de l’Ecomusée d’Alsace lui-même.
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Deux visites, à huit ans d’intervalle, révèlent les capacités d’adaptation d’une poterie traditionnelle du sud du Sri Lanka aux données du marché et des ressources en énergie. Elles montrent davantage une dynamique de changement que la résistance fataliste d’archaïsmes. L’article nous fait aussi partager l’ambiance d’un village côtier avant le tsunami. |
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Aux antipodes des clichés sur l’Iran, le potier de Khortum (province du Guilan) est un hôte d’une gentillesse confondante, se révélant un champion du développement durable car le maintien de sa production et de son savoir artisanaux reposent sur le recyclage des déchets de la société de consommation. |
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« enfant, je me cachais derrière les tas de bois et observais les visages des potiers illuminés par les flammes du foyer et comme suspendus dans la nuit noire. Je pensais au diable, à l’enfer, au surnom de « Hellageister » -les esprits de l’enfer- que nous donnaient les villages voisins , à nous autres potiers de Soufflenheim. Je veillais de toutes mes forces mais finissais par sombrer dans le sommeil sans avoir pu percer le mystère de cette réunion... |
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Au début des années 2000, on doit se rendre compte à l’évidence que les musées sont confrontés à de réelles difficultés d’intelligence de leur fonction sociétale par nombre de responsables publics ; les modalités d’action du passé continuent à privilégier l’investissement matériel, au détriment des investissements en intelligence, pourtant seuls garants du repositionnement des musées dans une société qui a changé. |
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Cet exposé veut, expérience et preuves à l’appui, éclairer le bénévolat patrimonial en tant que force majeure d’engagement citoyen. Il pose la question des rôles respectifs des professionnels rémunérés et des professionnels –ou non – bénévoles. Il a été publié par la revue « Saisons d’Alsace », co-organisatrice du colloque « Patrimoine, richesse ou handicap » qui s’est tenu le 20 septembre 2002 . |
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Ce texte de 1998 est à la charnière de deux époques : celle qui se termine a démontré la pertinence des nouvelles appropriations collectives du patrimoine inventées par le secteur associatif ; celle qui s’ouvre annonce la difficulté des institutions à penser leur rôle face à des initiatives alliant l’engouement désintéressé de passionnés et la production de richesses économiques et sociales devenues significatives. Par la suite, de nombreux exemples montreront que l’on a tenté de dupliquer les résultats, sans se préoccuper des alchimies humaines facteurs-clef du succès, dont l’économique était un « bénéfice collatéral » et non une finalité. |
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La céramique amazigh est un fait culturel puissant, à entourer de tous nos soins. Les lignes qui suivent sont les extraits de mon carnet de notes de voyage relatifs à la poterie modelée, ou plus exactement à trois rencontres au sujet de cette poterie, avec un collectionneur éclairé, un acteur touristique et une potière. Elles sont complétées par la présentation d'une série de plats de l'Ouarsenis des années 1960-62. |
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Deux maisons parentes, sauvées de la destruction par démontage, puis reconstruction à l'Ecomusée d'Alsace, posent la question des normes et conventions qui régissaient l'architecture vernaculaire. |
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Une ferme alsacienne, reconstruite en coopération avec l'Ecomusée d'Alsace, a été le premier exemple d'architecture vernaculaire européenne dans un musée mondial de l'habitat paysan au Japon. Retour sur cette expérience d'ethnographie comparée. |
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L’ouverture du musée du patrimoine rural à Saravan dans la province du Guilan (Iran) en 2006 fait lointainement écho à celle de l’Ecomusée d’Alsace en 1984. Les regards croisés portent ici sur deux patrimoines, deux aventures, deux passions de conserver, comprendre et transmettre ce qui peut encore l’être.
 Figure 1 : les maisons reconstruites dans le musée du Guilan procèdent du même rapport poétique à la nature, que celui que j’imprimai à la conception de l’Ecomusée d’Alsace (cette photographie de Hossein Khaef comme celles de l'inauguration du musée) |
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Le carreau Rodolphe représente 20 ans d’efforts (1986-2006) pour la conservation et la muséographie d’un site industriel exceptionnel. J’explique ailleurs que ma vision première de l’Ecomusée d’Alsace était centrée sur le patrimoine de la société paysanne. C’est le hasard de l’implantation du projet dans le bassin potassique en 1980 qui élargit le propos premier du musée et lui fit prendre en compte, alors que les mines étaient encore en pleine activité, la nécessité d’un projet muséal. Cet article est plus spécialement consacré au parcours multimédia « Clair de mine », qui a fait l'objet d'un "foudroyage": ce terme minier désigne l'action de fermer une galerie et d'en rendre l'accès impossible. |
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La province du Guilan vient de doter du premier musée de plein air dans cette région du monde. La relation qui suit montre les premiers pas de cette démarche à laquelle j’ai eu la faveur de pouvoir être associé, et le premier démontage de maison, le chantier-école de Roudbaneh. |
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A travers la relation de la reconstruction, épique, de la première maison sur la lande désolée d’Ungersheim, j’invite à des allers et retours entre le village de Koetzingue et l’Ecomusée d’Alsace. Etudes, expérimentations, imaginaire, ont nourri autant la réhabilitation in situ que l’expérience muséale. |
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