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C'est pour les Fêtes de Nowruz, le nouvel an iranien (31 mars), dont le Musée du patrimoine rural (musée de plein air) du Guilan présente les coutumes (ci-dessus), que paraît l'ouvrage concernant la "maison des apprentissages" de l'équipe du musée.

La maison Rafi’i est sélectionnée en 2003 pour figurer dans le futur musée de plein air du Guilan (Iran). Elle sera le support de la formation pratique des futurs collaborateurs du musée, avant d’être démontée pendant l’été 2004. Sa reconstruction intervient dans la foulée, et elle fait partie des six premiers enclos formant la première tranche du musée, ouverte au public en mai 2006. Nous donnons sur les pages de ce site, sous le titre « Le démontage d’une ensorcelante maison au chapeau pointu au Guilan » la relation de l’appropriation progressive de cet objet par les équipes de charpentiers et ouvriers, ethnologues, architectes. La publication scientifique, restituant les observations ethnologiques et ethnorarchitecturales faites sur ce chantier école vient de paraître, à l’initiative et par les soins de l’Institut français de recherche en Iran (IFRI). Cette monographie est un témoignage du soin apporté à l’étude scientifique de l’objet avant et au cours de son démontage. Elle sera très précieuse à qui veut se confronter à une architecture de colonisation récente par déforestation, avec emploi des bois sur place selon une technique de blockbau.
TALEGHANI Mahmoud, BROMBERGER Christian, GRODWOHL Marc (sous la direction de) « La Maison Rafi’i. Un exemple de sauvegarde architecturale dans la plaine du Gîlan », Bibliothèque iranienne 65, Institut français de recherche en Iran, Téhéran, 2008 (ISBN 2-909961-41-9)
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 Figure 1: "Après l'inondation", un projet dans lequel j'ai combiné l'analyse archéologique, les codes de représentation de la maison au bas Moyen âge, et une fiction poétique et naturaliste sur les rapports entre eaux et habitats (2004)
Le sujet du paysage, après une phase de révolte conservatrice (sociétés d'amis des sites, "La France défigurée) d'une part, et contestaire sur le fond (le courant écologiste) d'autre part, a été d'actualité publique dans les années 1970. Suivirent une cascade de procédures de protection adminsitratives à l'efficacité modérée, et une brillante théorisation (Alain Roger, Yves Lacoste, Bernard Lassus, Gilles Clément, pour ne citer qu'eux). La parenthèse s'est fermée pendant une solide décennie et, tant le paysage que ceux qui prétendaient qu'il y avait là matière à réfléchir à des argumentaires et des modalités de conservation, ont été ringardisés sans pitié. Devant l'évidence de ce que j'ai appelé ailleurs "la perte de la substance du monde habité", le paysage retrouve en ce moment une dimension de sujet sérieux, avec des auteurs tels que Thierry Paquot, Chris Younès, et Robert Harrison dont l'oeuvre remarquable commence à être traduite et facilement accessible. Dans ce texte, je relate les travaux pratiques d'élaboration de paysage que j'ai eu la chance de pouvoir mener dans le cadre de l'écomusée d'Alsace. |
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En 1995 j’écrivais dans « Connaissance des arts »: « L'idée que la construction foraine procède de l'architecture est encore plus nouvelle que celle qui a suscité la prise en compte de l'architecture vernaculaire, puis de l'architecture industrielle. Le débat sur l'art forain, qui aux premiers temps de sa reconnaissance, posait le problème de sa classification entre l'art populaire et l'art décoratif s'efface en même temps que le sujet sort de sa confidentialité, interpellant non seulement les milieux de l'art mais aussi les anthropologues, les sociologues, les historiens des techniques. » Qu’en est-il 12 ans plus tard ? Comment s’est déroulée mon expérience du patrimoine forain à l’écomusée d’Alsace ? Un point, sur cette question, en reprenant sans modifications l’article déjà cité et en le faisant suivre d’indications sur quelques problèmes méthodologiques rencontrés.
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Au terme d’une année d’approche du patrimoine matériel kabyle, j’ai pu présenter une première ébauche de réflexions au colloque « Gestion durable des Territoires, Développement local et solidaire, Regards croisés » sous le titre " Projets de valorisation du patrimoine et développement durable : regards croisés Alsace-Kabylie". Ce colloque, qui s’est tenu à l’Université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou les 28 et 29 octobre 2007, est le fruit d’une coopération entre la Faculté des sciences économiques et de gestion de cette université, les universités de Haute Alsace et de Strasbourg et l’ENGEES.
Figure 1 : le village d'Aourir |
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Démolition d'une maison à Merxheim (Haut-Rhin). Surbâti et englobé dans une constructions en briques, le colombage n'apparaît plus qu'en négatif. Une image que j'ai saisie au passage le 25.09.07, avec l'envie de la partager. |
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Toujours à l’affût de créations contemporaines indisciplinées, permettant de relier le patrimoine de l’Ecomusée à une pensée populaire d’aujourd’hui, j’avais placé à l’entrée de l’Ecomusée un étrange protecteur. |
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L’instauration à l’Ecomusée d’Alsace d’un Charivari, « Carnaval des paysans » (Bürafasnacht), à partir de 1994, m’avait fait m’interroger sur la figure de l’Homme sauvage, à la fois omniprésente et difficile à définir aux plans historique et anthropologique, tant l’information est lacunaire. Cet article n’a pas d’autre ambition que de faire un point documentaire sur la question. |
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Cette note raconte comment un espiègle petit héros oublié des alsaciens,
la marionnette Kasperla ou Kasperlé , a fait irruption à l’Ecomusée d’Alsace.

devant la façade du Kasperlatheater réalisée par le talentueux Marc Finiels pour l'Ecomusée d'Alsace |
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Le groupe qui allait donner naissance aux « Maisons paysannes d’Alsace », l’association qui fonda plus tard l’Ecomusée d’Alsace, était à peine arrivé à Gommersdorf dans les frimas de l’hiver 1971, que déjà il était sollicité pour intervenir en d’autres villages, sur d’autres maisons menacées. C’était comme si, au milieu de l’indifférence générale apparente à ce patrimoine, une douleur longtemps retenue par certains se libérait dans un soulagement : « ouf, enfin quelqu’un a décidé de s’occuper de ce problème ». |
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Mon site internet m’a pris beaucoup de temps depuis mon départ de l’Ecomusée d’Alsace en septembre 2006. Mis en ligne en mars 2007, et régulièrement nourri de nouveaux articles, ce site avait pour objectif de transmettre autant que possible l’expérience de l’Ecomusée d’Alsace, tout en ouvrant de nouveaux horizons. C’est auprès de mes anciens collaborateurs et collaboratrices, dont beaucoup sont maintenant devenus des amis, que j’ai rencontré les plus précieux encouragements à poursuivre ce labeur. Cela m’a beaucoup touché et je voudrais les remercier très sincèrement.
Mes nouvelles collaborations sont, partiellement, reflétées par mes articles sur ce site.
J’ai beaucoup de chance d'avoir pu, ou de pouvoir travailler depuis un an sur des sujets tels que l’"écomusée" du Guilan en Iran, ou la nouvelle étape de réhabilitation du « castrum » du Poët-Célard, en passant par le Parc Oméga au Québec, très ouvert aux problématiques artistiques et patrimoniales. Aux amis responsables de ces projets, respectivement Mahmoud Taleghani, André Arnéra, Olivier Favre, un grand merci aussi.
En Algérie, ma communication au colloque de Tizi-Ouzou en octobre 2007 met un terme à une première année exploratoire, qui a débouché sur la formulation d'un projet de reconquête, fonctionnelle et culturelle, d'un village déserté en Kabylie.
Je suis aussi attelé à un travail d'écriture de plusieurs ouvrages, grâce à l'amicale pression de Luc Gwiazdzinski. Le premier ouvrage, à paraître chez L'Harmattan, chemine grâce à la direction d'auteur et aux conseils avisés de Jean-Michel Tobelem et Mathilde Gautier.
La création de mon bureau d'études me permet d'assurer des missions d'accompagnement de projets. On peut me contacter via l'onglet "contact" de ce site, ou par courrier:
Marc Grodwohl Civitas Pars s.à.r.l. 4 rue de la gare F 68890 Meyenheim,
adresse à laquelle j'ai créé mes bureaux avec toutes les facilités pour un travail de groupe.
Sur ce site, les articles suivants donnent un aperçu des sujets que j'ai eu à traiter en 2007:
IRAN:
Premiers résultats éblouissants pour l'écomusée du Guilan
Les écomusées d'Alsace et du Guilan: regards croisés sur deux inaugurations
Le démontage d'une ensorcelante maison au chapeau pointu
Aperçu de la construction en terre crue au Guilan
Un champion du recyclage: le potier de Khortum
ALGERIE
Valorisation du patrimoine en Kabylie
La poterie berbère en Grande Kabylie: trois portraits
CANADA
L "art indiscipliné" à travers deux ensembles d'inspiration naturaliste au Québec et en Alsace
FRANCE
Le castrum du Poët-Célard: pièces de puzzle
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La reconstruction de maisons anciennes dans les musées de plein air offre des opportunités exceptionnelles de recomposition de savoirs techniques oubliés ou disparus, en associant chercheurs et opératifs. Ce fut le cas à l’Ecomusée d’Alsace, et ce l’est encore davantage au Musée du patrimoine rural du Guilan, qui peut faire appel à des artisans ayant encore une grande familiarité avec la construction en argile, et beaucoup de finesse humaine. |
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Au retour de ma 6e mission au musée du patrimoine rural du Guilan, en juin 2007, je relate les résultats obtenus par ce jeune musée de plein air -le premier dans cette région du monde-, les jugements des visiteurs et le problèmes de concept et de méthode posés aujourd’hui, qui ne sont pas sans points communs avec que nous avons observé à l’Ecomusée d’Alsace : là ou nous concevons construisons et communiquons des « musées », la population voit une forme idéale de « villages » qui n’est pas nécessairement nostalgique ou rétrograde.
Figure 1 : plate-forme de reconstruction d'une maison du plateau central du Guilan
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Le village et le château du Poët-Célard, dans la Drôme, forment un "castrum" peu connu bien que caractéristique de l' habitat perché méditerranéen. L'ADCAVL (association drômoise chantiers, animations et vie locale) -issue du même courant que l'association "Maisons paysannes d'Alsace"- se consacre depuis 20 ans avec tenacité à la consolidation, à l'animation et à la valorisation de ce site. Avant de s'engager dans une nouvelle étape, l'association a bien voulu m'associer à la réalisation d'une étude minutieuse, dont les premiers résultats sont livrés ici, dans l'espoir qu'ils susciteront des réactions et des compléments, les informations sur le château et le village étant encore lacunaires. |
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La revue « Saisons d’Alsace » a longtemps accompagné mon parcours et vient de me consacrer, dans son dernier numéro, un grand entretien mené par Bernard Reumaux.
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La maison de Georges Racicot à Greneville (Québec) et celle d’André Bindler à Sickert (France,Haut-Rhin) , le « Musée de la Doller » transféré à l’Ecomusée d’Alsace à mon initiative en 1991, proposent des « récits en dur » au moyen de créations artistiques marginales. Elles présentent des dispositifs de segmentation de l’espace et des thèmes communs que l’on peut qualifier d’archétypaux, des divergences reflétant des histoires de vie et des cultures différentes, mais la comparaison vaut dans le rapport singulier avec la nature « primitive », symbolisée par la forêt, qu'entretiennent ces deux régions. Au Québec l'oeuvre décrite s’inscrit dans un mouvement de créativité populaire très dynamique et, semble-t-il, jugé digne de considération.
Figure 1 : à l’entrée du Parc Oméga à Montebello (Québec) se constitue un ensemble d’œuvres d’art populaire contemporain, au premier plan une partie d’un tout récent portique de Michel Therrien
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Le Festival international de la maison, en 2003 et 2004, a donné au public français la possibilité de découvrir, à travers deux réalisations originales à l’Ecomusée d’Alsace, l’école d’architecture organique hongroise, enseignement itinérant initié par Imre Makovecz et porteur de belles idées démocratiques appuyées par l'expérience et la démonstration. |
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Sous l’égide du « Festival international de la maison », 250 jeunes architectes européens répartis en cinq équipes, sur deux campagnes ont pensé et réalisé des dispositifs construits sur les thèmes « Cabane, cabanons, cabanez » (2003) et « Dieu, le diable et l’architecte »(2004) dans le cadre de l’Ecomusée d’Alsace. Loin d’être confrontation gratuite entre des formes emblématiques du passé et des gages à la création contemporaine, cette expérience constructive a associé avec succès futurs professionnels de l’architecture et public à la démarche anthropologique de ce musée. |
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C’est en construisant avec des bandes, des équipes, des entreprises, que j’ai cherché empiriquement des alternatives –soyons raisonnables, des fenêtres d’espoir- au modèle dominant de la production de l’habitat. Les antagonismes culturels des uns et des autres, les barrages sémantiques, l’inaccessibilité des modes de représentation en plan, et bien d’autres frontières, qui défendent les prés carrés des techniciens, s’abolissent dans l’expérience constructive : là, le talent de chacun est sollicité, venant broyer les concrétions d’idées reçues et de standards qui alourdissent et trahissent les idées et les concepts les plus généreux. J’aime beaucoup l’image symbolique du plancher de traçage des charpentes, où chacun a sa place et sa part , voit ce que fait l’autre, et sait qu’à cet humble niveau horizontal de nous autres les terriens, se prépare quelque chose qui va être levé, va durer et va transmettre.

Figure 1 : sculpture formant façade du centre d’archives de l’écomusée d’Alsace, reproduisant le plancher de traçage des charpentes autour du quel se construisit le vrai-faux village de l’écomusée. |
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La fête elle-même n'a pas échappé à la "patrimonialisation". C'est un sujet que j'ai fait prendre au sérieux à l'Ecomusée d'Alsace, j'expliquerai ailleurs comment et pourquoi, car nous avons accumulé une énorme expérience; nous devions tenir un propos réfléchi et vigoureux sur les fêtes, un certain marketing touristique propageant sans pondération des images sources de schizophrénie. La codification de l' "authenticité" finissait par culpabiliser les gens d'Alsace de ne pas être conformes à leur image commerciale, et de ne pas incarner les "traditions" qui auraient dû être celles de leurs ancêtres...Georges Bischoff, Floriane Graber, Zeev Gourarier, Odile Gozillon-Fronsacq, Martin Graff, Jean Hurstel, Gérard Leser, Jean-Clet Martin, ont bien voulu se faire complices du colloque "Mille et une fêtes" à l'Ecomusée d'Alsace en octobre 2000
Lire les actes du colloque |
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Cela n’était pas prévu au programme…les visiteurs de l’Ecomusée d’Alsace se font acteurs d’un apprentissage du vivre ensemble dans la « bulle fictionnelle » du musée vivant. Public, visiteurs, salariés, construisent sans le savoir un « laboratoire de la ville » selon l’expression du géographe Luc Gwiazdzinski Lire l’article |
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La décennie 1980 a vu l’éclosion de nombreux écomusées et musées de société prometteurs, reconnus comme « secteur expérimental » par le Ministère de la Culture. Le colloque « Musées et sociétés », en 1991, dressait l’état des lieux après une décennie de créations, d’apprentissages et de réussites. Je pose alors le problème des insuffisances des logiques partenariales. Jamais débattu, le problème s’est réglé par lui-même, à travers les difficultés croissantes de nombre de musées, in fine de l’Ecomusée d’Alsace lui-même.
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Deux visites, à huit ans d’intervalle, révèlent les capacités d’adaptation d’une poterie traditionnelle du sud du Sri Lanka aux données du marché et des ressources en énergie. Elles montrent davantage une dynamique de changement que la résistance fataliste d’archaïsmes. L’article nous fait aussi partager l’ambiance d’un village côtier avant le tsunami. |
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Aux antipodes des clichés sur l’Iran, le potier de Khortum (province du Guilan) est un hôte d’une gentillesse confondante, se révélant un champion du développement durable car le maintien de sa production et de son savoir artisanaux reposent sur le recyclage des déchets de la société de consommation. |
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« enfant, je me cachais derrière les tas de bois et observais les visages des potiers illuminés par les flammes du foyer et comme suspendus dans la nuit noire. Je pensais au diable, à l’enfer, au surnom de « Hellageister » -les esprits de l’enfer- que nous donnaient les villages voisins , à nous autres potiers de Soufflenheim. Je veillais de toutes mes forces mais finissais par sombrer dans le sommeil sans avoir pu percer le mystère de cette réunion... |
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Au début des années 2000, on doit se rendre compte à l’évidence que les musées sont confrontés à de réelles difficultés d’intelligence de leur fonction sociétale par nombre de responsables publics ; les modalités d’action du passé continuent à privilégier l’investissement matériel, au détriment des investissements en intelligence, pourtant seuls garants du repositionnement des musées dans une société qui a changé. |
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Cet exposé veut, expérience et preuves à l’appui, éclairer le bénévolat patrimonial en tant que force majeure d’engagement citoyen. Il pose la question des rôles respectifs des professionnels rémunérés et des professionnels –ou non – bénévoles. Il a été publié par la revue « Saisons d’Alsace », co-organisatrice du colloque « Patrimoine, richesse ou handicap » qui s’est tenu le 20 septembre 2002 . |
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Ce texte de 1998 est à la charnière de deux époques : celle qui se termine a démontré la pertinence des nouvelles appropriations collectives du patrimoine inventées par le secteur associatif ; celle qui s’ouvre annonce la difficulté des institutions à penser leur rôle face à des initiatives alliant l’engouement désintéressé de passionnés et la production de richesses économiques et sociales devenues significatives. Par la suite, de nombreux exemples montreront que l’on a tenté de dupliquer les résultats, sans se préoccuper des alchimies humaines facteurs-clef du succès, dont l’économique était un « bénéfice collatéral » et non une finalité. |
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La céramique amazigh est un fait culturel puissant, à entourer de tous nos soins. Les lignes qui suivent sont les extraits de mon carnet de notes de voyage relatifs à la poterie modelée, ou plus exactement à trois rencontres au sujet de cette poterie, avec un collectionneur éclairé, un acteur touristique et une potière. Elles sont complétées par la présentation d'une série de plats de l'Ouarsenis des années 1960-62. |
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Deux maisons parentes, sauvées de la destruction par démontage, puis reconstruction à l'Ecomusée d'Alsace, posent la question des normes et conventions qui régissaient l'architecture vernaculaire. |
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Une ferme alsacienne, reconstruite en coopération avec l'Ecomusée d'Alsace, a été le premier exemple d'architecture vernaculaire européenne dans un musée mondial de l'habitat paysan au Japon. Retour sur cette expérience d'ethnographie comparée. |
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L’ouverture du musée du patrimoine rural à Saravan dans la province du Guilan (Iran) en 2006 fait lointainement écho à celle de l’Ecomusée d’Alsace en 1984. Les regards croisés portent ici sur deux patrimoines, deux aventures, deux passions de conserver, comprendre et transmettre ce qui peut encore l’être.
 Figure 1 : les maisons reconstruites dans le musée du Guilan procèdent du même rapport poétique à la nature, que celui que j’imprimai à la conception de l’Ecomusée d’Alsace (cette photographie de Hossein Khaef comme celles de l'inauguration du musée) |
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Le carreau Rodolphe représente 20 ans d’efforts (1986-2006) pour la conservation et la muséographie d’un site industriel exceptionnel. J’explique ailleurs que ma vision première de l’Ecomusée d’Alsace était centrée sur le patrimoine de la société paysanne. C’est le hasard de l’implantation du projet dans le bassin potassique en 1980 qui élargit le propos premier du musée et lui fit prendre en compte, alors que les mines étaient encore en pleine activité, la nécessité d’un projet muséal. Cet article est plus spécialement consacré au parcours multimédia « Clair de mine », qui a fait l'objet d'un "foudroyage": ce terme minier désigne l'action de fermer une galerie et d'en rendre l'accès impossible. |
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La province du Guilan vient de doter du premier musée de plein air dans cette région du monde. La relation qui suit montre les premiers pas de cette démarche à laquelle j’ai eu la faveur de pouvoir être associé, et le premier démontage de maison, le chantier-école de Roudbaneh. |
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A travers la relation de la reconstruction, épique, de la première maison sur la lande désolée d’Ungersheim, j’invite à des allers et retours entre le village de Koetzingue et l’Ecomusée d’Alsace. Etudes, expérimentations, imaginaire, ont nourri autant la réhabilitation in situ que l’expérience muséale. |
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Dès les débuts des travaux de notre groupe, nous étions conscients qu’un jour nous aurions à nous attaquer à des sauvetages d’urgence, au moyen du démontage poutre par poutre de bâtiments qui ne pourraient pas être maintenus in situ. Mais, de la prémonition et du constat au passage à l’acte, le chemin ne fut pas rationnel et organisé… |
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"Clair de mine", conçu et réalisé pour rendre accessible à tous l'aventure industrielle des mines de potasse d'Alsace, a été ouvert en juin 2004 simultanément à la fin de l'exploitation minière. Une publication, de plus inédite, semble être aujourd'hui la dernière trace de cette entreprise muséographique d'envergure. |
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Avant d'exercer mes activités actuelles (j'ai un bureau de conseil en patrimoine et suis chercheur associé au Laboratoire PACTE, Politiques publiques, Action politique, Territoires, à l'Université Joseph Fourier de Grenoble), j'ai eu la chance de pouvoir consacrer les 35 premières années de ma vie militante et professionnelle à l'aventure de la création et du développement de l’Ecomusée d’Alsace. Ce projet, toujours en mouvement, a permis la conjugaison d' un puissant élan collectif et d'une passion personnelle.
 Une vue (très) partielle de l'Ecomusée d'Alsace, création ex nihilo (photographie F. Zvardon)
Au moyen de ce site internet, je continue à faire vivre mon projet. Très éloigné de l’Ecomusée d’Alsace, je continue à en diffuser les enseignements positifs, croisés avec mes nouveaux travaux. C'est une forme de gratitude envers ceux qui m'ont accompagné et d'autres porteurs de projets, ou simplement amateurs de patrimoine, peuvent y trouver une utilité. |
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L’Ecomusée d’Alsace résulte d’expériences sur le terrain, principalement dans la décennie 1970-1980, au moment auquel les villages de la région la plus méridionale de l’Alsace, le Sundgau, émergent de la révolution agricole de l’après-guerre. L’un de ces villages, Gommersdorf, est la matrice dans laquelle se forme le projet d’Ecomusée, grâce à la rencontre entre les habitants du village et des jeunes épris de vieilles maisons en ruines. |
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Kachelofa, Kammer, Kuchi -le poêle, la chambre, la cuisine- définissent la structure de la Stube et ses rapports aux fonctions essentielles de l'habitation. Cette pièce est aussi l'interface entre la cellule familiale et la communauté de village. |
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Bricolée avec de tous petits moyens, la première monographie sur Gommersdorf paraît en même temps que le village est pacifiquement envahi par des jeunes volontaires, non moins soucieux de sauver les maisons anciennes que de les comprendre et d'en faire partager la connaissance.
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Cet "inventaire" , réalisé en son temps avec les moyens du bord, donne la tonalité d'un bâti alors en grande partie désaffecté. Il témoigne aussi des conditions de travail très primitives des débuts de cette recherche, sur ce sujet encore quasiment inexploré qu'était l'habitat rural. Lire l'article |
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Ces paroles prononcées par une agricultrice de Gommersdorf aux obsèques de Joseph Haennig, ancien maire du village qui accueillit les volontaires de "Maisons paysannes d'Alsace" en 1971, témoignent du respect qu'inspirait cet acteur et grand témoin des mutations de l'agriculture du Sundgau dans la 2e moitié du XXe siècle. Lire l'article |
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Les toits en chaume de l'Ecomusée d'Alsace correspondent à une réalité ancienne, longtemps oubliée, sur laquelle Gommersdorf et d'autres villages de Haute-Alsace apportent de nombreux témoignages. Cet aperçu historique est complété par le journal de la couverture en chaume de riz de la maison de Roudbaneh dans le musée du patrimoine rural du Guilan (Iran) |
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Chaque maison de Gommersdorf était connue sous son propre nom, transmis par la tradition orale. Ces toponymes, dans un village relativement endogame,avec de nombreuses homonymies, localisent les berceaux des lignées dont se revendiquaient les familles du village. lire l'article
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Le territoire de ce village est défini par ses relations avec les finages limitrophes; les anciennes frontières internes traduisaient la remarquable adaptation d'un site apparemment banal aux contraintes de l'agriculture communautaire. |
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