Bonjour

 

 Au Musée d'ethnographie régionale de Sighet (Maramures, Roumanie) septembre 2008)

 

Bonjour, et merci d'avoir consacré de votre temps à atteindre ces pages. Vous y trouverez principalement des témoignages sur des actions, des pratiques, auxquelles j'ai été associé, ou dont j'ai été, ou suis, l'initiateur.

Les expériences, leurs relations, gravitent autour d'une même recherche centrale : comment élaborer avec des personnes, des groupes, les meilleurs outils pour construire leurs propres notions de « patrimoine » ; ce terme fourre-tout se comprenant ici au plus près de son sens littéral d'ensemble transmissible de biens matériels et moraux.

Ce qui est relaté ici se déroule, s'est déroulé, dans un paysage composite. Les chemins sont buissonniers et parfois braconniers, traversant des espaces aussi contrastés que la muséographie ou les concepts de développement socialement durable.

Je vous propose ainsi les carnets de voyage studieux d'un praticien, avec les quelques qualités et les défauts d'un site personnel : des informations de première main, des pratiques éprouvées par l'expérience, des échecs aussi. Et, c'est aussi inévitable que revendiqué, une subjectivité, une forme d'engagement, des notations très personnelles: prenez-les pour ce qu'elles sont, rien de plus que des matériaux en libre-service. Si mon site est une brocante, où l'on trouve de tout et même parfois des choses qui ont une utilité, il a largement atteint son ambition. Deux demandes seulement : ne pas hésiter à me faire bénéficier de vos retours. Et mentionner la source en cas d'utilisation de textes ou illustrations.

 

 

Une petite mise au point, aussi. Comment pourrait-il en être autrement, je reviens régulièrement sur mes années « écomusée d'Alsace ». Il y a une expérience et une aventure collective dont il faut essayer de rendre compte et de garder des traces. Avec des équipes de bénévoles et salariés convaincus et brillants, nous avions placé la création et l'animation de cet écomusée sous l'enseigne de la transmission. A présent, il m'appartient de transmettre ce que fut l'écomusée d' « avant ». Je le fais  - c'est mon souhait- sans excès de nostalgie, ne poursuivant d'autre but que celui d'exposer la construction, les transformations  de la notion de patrimoine  pendant les quatre décennies courant depuis les premiers chantiers à Gommersdorf jusqu'à mon départ de l'écomusée en 2006. Ce site web n'a pas vocation à régler des comptes. C'est indépendamment d'aspects personnels, affectifs, que je me désolidarise des orientations culturelles de ce musée, de sa propension à une exacerbation identitaire martelant des stéréotypes sur la ruralité, sur l' « alsacianité », des modifications de format et amputations des collections : l'exclusion de l'histoire industrielle (mine de potasse Rodolphe) et maintenant de l'histoire des loisirs avec le démembrement de la collection d'art forain annoncée par la presse locale en septembre 2011. Etant encore de ci, de là identifié à l'écomusée d'Alsace, contribuant moi-même à cela par certaines pages (Dieu merci, pas toutes!) de ce site web, je souhaite marquer mes distances avec ce à quoi ce musée a été réduit. Mais ce qui importe avant tout, est l'ouverture de nouveaux chantiers, l'expérimentation d'autres voies et moyens. Merci de l'intérêt que vous portez à cela.

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