• Obermorschwiller a son circuit de découverte de l’architecture ancienne. 1ère partie: l'église

    Voici un exemple de réalisation simple et peu coûteuse, dont d'autres communes pourraient s'inspirer. L'exposition de plein air conçue pour Obermorschwiller fait reconnaître l'engagement des habitants dans la réhabilitation du patrimoine du village, et rend les contenus de dernier -art, histoire et société- accessibles à tous. L'église et les maisons portent ici une parole, le temps d'une fête ou plus si affinités.  

  • Dannemarie interroge l’histoire de sa formation urbaine

     Dannemarie est un chef-lieu de canton du Sundgau (Haut-Rhin).Sa municipalité, sur l'impulsion de Paul Mumbach, Maire, et d'Alexandre Berbett, Adjoint à la Culture, m’a confié une mission de repérage et d’étude des maisons les plus anciennes (XVIe s. et XVIIe s.), dont l’enjeu est à la fois de conservation (intéresser les habitants en les associant à la recherche) et de compréhension d’un tissu urbain singulier, où s'associaient des fonctions agricoles et des services de bourg-centre.

  • Obermorschwiller a son circuit de découverte de l’architecture ancienne. 2e partie : l’habitat

    A la fin de l'année 1971 débutèrent les chantiers d’étude et de sauvegarde de l’habitat rural alsacien à Gommersdorf (voir l'article) , initiative d’un groupe qui se structura plus tard en une association, « Maisons paysannes d’Alsace », qui fut l’initiateur et le porteur de l’écomusée, une décennie plus tard.

  • Un projet de construction en rondins bruts et torchis à Ungersheim


    A l'arrière de la mairie d'Ungersheim, un prototype de mur de la future ferme de maraîchage a été construit durant l'hiver par des volontaires. Restent encore à mettre au point les procédés de torchis (voir le lien avec le blog en bas de page)

  • Murs, chemins et terrasses en pierres sèches dans la forêt du Pfingstberg

     


    le paysage du vignoble, un thème encore peu étudié

  • Vient de paraître : La route des vins d’Alsace

    Une enquête sur le paysage de Marc GRODWOHL
    Photographies de Frantizek ZVARDON
    264 pages
    Editions du Signe. Strasbourg. Novembre 2010

    Comme son titre ne le dit pas…le texte de cet ouvrage est un essai sur le paysage du vignoble, son mouvement historique et ses représentations contemporaines.

    Décembre 2010: Orschwihr entre Pfingstberg à gauche et Bollenberg à droite. Derrière le col, Westhalten entre le Zinnkoepfle à gauche et le Strangenberg à droite.

     

  • 8 mai 2010 à Emmaüs Cernay : braderie, Récupart et…muséologie

    Dans un précédent article, je parlais de la Communauté d'Emmaüs Cernay comme, aussi, un « dépôt de fouilles anthropologiques », un espace où les objets nous disent les temps que nous traversons et où les solidarités se donnent à voir. La Communauté a accueilli très généreusement des étudiants en 2010, ce qui a permis de donner corps à ce concept un peu abstrait. Une (petite) exposition le montre.
  • La foire éco-bio de Hégenheim, carnet de croquis

    Le 13 septembre 2009, j'étais invité à participer aux 1ères rencontres éco-bio de Hégenheim (Haut-Rhin, aux portes de Bâle) et y donner une causerie, exposant les débuts de l'association « Maisons paysannes d'Alsace » dans la décennie 1970 et les liens de cette initiative avec l'émergence de l' écologie politique. Cet échange a rappelé les multiples implications de la redécouverte, de l'étude et de la réhabilitation de l'architecture rurale : comment ses habitants s'y sont à nouveau identifiés, comment elle est entrée au musée, comment elle pourrait en sortir et, dans le cadre d'une réflexion plus générale sur le « village » (rural, urbain), en quoi elle pourrait nous aider à donner une dimension plus culturelle aux idées du développement durable. Dans ce chantier, je fais miens les propos d'Yvan Illich : « Certains conçoivent la nostalgie romantique d'une plénitude perdue »  pour sa part, écrit-il,  il veut «  en faire le point de départ d'une étude des conditions qui pourraient permettre une reconstitution partielle du milieu habité ».La cheville ouvrière de la rencontre de Hégenheim est Michel Heinimann, compagnon de route de l'écomusée d'Alsace. Et Hégenheim fut, comme bien d'autres, un lieu où se déployèrent les activités de l'association « Maisons paysannes d'Alsace » : les maisons anciennes y firent l'objet d'un inventaire exhaustif en 1978. En 1990, on dut se résoudre à y sauver une maison de 1564 en la démontant, et la remontant aussitôt à l'écomusée d'Alsace. C'était l'occasion pour moi de faire resurgir souvenirs, expérience et documents relatifs à Hégenheim et à la commune voisine de Hésingue. Et de retourner à Hégenheim pour voir comment y évoluait la notion de patrimoine, du moins telle que les visiteurs de la foire la donnait à comprendre.
     
    Quelques images des sauvetage des maisons de Hegenheim (1564) et Hésingue
  • tâtonnements constructifs pour un monde souhaitable

    C'est en construisant avec des bandes, des équipes, des entreprises, que j'ai cherché empiriquement des alternatives –soyons raisonnables, des fenêtres d'espoir- au modèle dominant de la production de l'habitat. Les antagonismes culturels des uns et des autres, les barrages sémantiques, l'inaccessibilité des modes de représentation en plan, et bien d'autres frontières, qui défendent les prés carrés des techniciens,  s'abolissent dans l'expérience constructive : là, le talent de chacun est sollicité, venant broyer les concrétions d'idées reçues et de standards qui alourdissent et trahissent les idées et les concepts les plus généreux. J'aime beaucoup l'image symbolique du plancher de traçage des charpentes, où chacun a sa place et sa part , voit ce que fait l'autre, et sait qu'à cet humble niveau horizontal de nous autres les terriens, se prépare quelque chose qui va être levé, va durer et va transmettre.
    Figure 1 : sculpture formant façade du centre d'archives de l'écomusée d'Alsace, reproduisant le plancher de traçage des charpentes autour du quel se construisit le vrai-faux village de l'écomusée.
  • Valorisation du patrimoine en Kabylie

    Ce texte de 1998 est à la charnière de deux époques : celle qui se termine a démontré la pertinence des nouvelles appropriations collectives du patrimoine inventées par le secteur associatif ; celle qui s'ouvre annonce la difficulté des institutions à penser leur rôle face à des initiatives alliant l'engouement désintéressé de passionnés et la production de richesses économiques et sociales devenues significatives. Par la suite, de nombreux exemples montreront que l'on a tenté de dupliquer les résultats, sans se préoccuper des alchimies humaines facteurs-clef du succès, dont l'économique était un « bénéfice collatéral » et non une finalité.

     
    Figure 1 : le village d'Aourir

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